Labyéreinté 1&2.

[15 Juin 2008]

Je dédie ces lignes –mes lignes- aux lectrices et lecteurs qui sont venus sur mon blog avec une assiduité dont je demeure surprise. Ce court écrit -qu’à la différence de ceux qui l’ont précédé, j’ai décidé de publier- ne signifie pas que je continue. Juste une manière –la mienne- de vous remercier de votre attention passée.

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A la croisée des couloirs, il s’arrêta un instant pour réfléchir. Chaque choix est un renoncement. Et aussi, un autre possible. Pourtant, ce n’est qu’une nouvelle voie. Sans plus.

Après s’être passé la main dans les cheveux et recoiffé, il obliqua à gauche. Les murs au garde à vous surprenaient par leur immobilité. Avaient-ils des oreilles ? Il ne les vit pas. L’un d’eux indiquait, par une flèche, la direction à prendre. Prise et bien prise, sans méprise, ni reprise ou surprise, il déboucha sur un corridor sombre. Obscurément rectiligne. Rectifié peut-être. Qui sait ? Qui est-ce ?

Sur une porte, peint en blanc sur noir : renonce ; sur une autre : persévère. Il demeura interloqué. Pourquoi le tutoiement ? Il n’eut pas la réponse. Ainsi est-ce parfois. Les réponses se font attendre. Ou ne viennent jamais. Ou trop tard. Sans doute, n’ont-elles pas de montre… A moins, que leur tocante, de tocades en tocards, ne toque plus, le soir au fond des bois….

Peut-être à suivre…

[1er Juillet 2008]

En plissant les yeux, il aperçut une porte plus petite qui ne se déroba pas. Anonyme, elle n’indiquait rien et se tenait devant lui muette et interdite. Alors, il l’ouvrit. Logique puisqu’elle était fermée. Baissé, il découvrit par l’embrasure non embrasée une pièce baignée d’une lueur verte. Verdâtre même. Drôle d’idée de se baigner dans une lueur verte… Au fond, une table haute sur pattes entourée par deux tabourets boiteux, chacun muni d’une jambe de bois. Juchées dessus, deux silhouettes voûtées se découpaient. Sans ciseaux pourtant. Le plus grand, avec une main qui ressemblait à une pince à sucre, poussa une pièce sur une sorte d’échiquier. Un ricanement secoua alors son adversaire. Un ricanement de poulie rouillée. Sinistre. Puis, plus aucun bruit. Plus aucune action. Le néant. Sinistre. Le second avança une pièce. Suivit une réaction d’hystérie pure de la part du premier hurlant en levant son museau. Agitation. Cris. Tremblements. Une sarabande. Tandis que le second le regardait sans un geste, sans une expression, en se lissant les plumes. Puis, d’une voix monocorde et grinçante: tu as fixé les règles. Très idiotes, tu les voulais ainsi. Jouer sa vie sur une partie d’échecs. Quelle absurdité. Mais tu pensais gagner. Et puis, j’ai la capacité à me renouveler. Mais prévoir n’est pas voir. Mat. Mate le vide alors.

La queue entre les pattes, l’autre ouvrit une fenêtre poussiéreuse et sauta. Le second se précipita dans un flamboiement de plumes et lui lança, penché à demi: ce n’est guère solide. Tu risques de choir encore. Cela dépend de toi.


Peut-être à suivre…

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