Et quand ils arrivèrent…

Une Française parle aux Français. Bon, pour faire simple, je vous parle au lieu de taper… (sur le clavier) (format wma) mais sur mon autre blog (parce que WP n’aime pas WM. Il a ses têtes).

 

Edit 18/02/2014 (désormais possible grâce à Enygma).Donc, voici l’enregistrement en question :

 

 

 
Melchior : C’est encore loin ?

Balthazar : Je ne sais pas.

Melchior : Mais ton machin ne sert pas à ça ?

Balthazar : Si. Mais mon GPS n’intègre pas la carte détaillée de la Palestine.

Gaspard :  Évidemment ! Si t’avais pas acheté un GPS chinois aussi…

Melchior : Moi, je ne comprends rien à tous ces gadgets. De mon temps, on se repérait avec les étoiles et c’était tout aussi fiable. Tiens, regarde, ça c’est l’étoile de … Euh…

Balthazar : Faut vivre avec son époque, Melki.

Melchior : Ne m’appelle pas Melki. On n’a pas gardé les nazis ensemble.

Balthazar : Parce que t’as pas voulu, Melki.

Melchior :  Pffffff

Balthazar : Je mangerais bien un petit truc, moi.

Gaspard : Pas moi.  J’ai mal au cœur sur ce chameau. Il doit être atteint de Parkinson pour gigoter comme ça.

Balthazar : Pfffff. Tu parles d’un bled. Même pas un kebab, ici.

Gaspard : Ah bah, si c’était pour manger un kebab, je ne rate rien, alors.

Melchior : Je suis exténué. Y a pas un hôtel ici que je fasse chauffer ma carte blues ?  Vous me rembourserez plus tard.

Balthazar : Quel radin ! C’est Noël, quand même. Tu pourrais nous l’offrir.

Gaspard  : Sans compter qu’il songe déjà à se faire rembourser avant d’avoir dépensé.

Balthazar :  Je me demande si le mouflet aimera sa tablette.

Gaspard : Tu lui offres une tablette ?

Balthazar :  Ouais. Il y avait une promo chez la Flac.

Gaspard :  Mais qu’est-ce qu’il va en faire dans ce patelin ?  Il n’y a même pas d’électricité.

Balthazar : Pas mon problème. Du moment que j’apporte un cadeau. Il n’aura qu’à la revendre sur Ebuy.  Et toi ?

Gaspard : Quoi, moi ? Moi, j’ai rien à revendre sur Ebuy.

Balthazar :  Ça je m’en doute. Mais tu lui offres quoi, Monsieur je-fais-mieux-que-tout-le-monde ?

Gaspard : Un Botman, des coffrets Plaiemobile et une panoplie de martyr.

Balthazar : Effectivement, tu pouvais critiquer…

Gaspard : Gnagnagna. De toutes façons, c’est l’intention qui compte. Et puis, je ne sais pas ce qui est à la mode, moi, cette année.

Melchior : Moi je ne peux pas me tromper. Je lui offre de l’argent.

Gaspard : De l’argent ?

Melchior : Oui, l’or, c’est beaucoup trop cher, maintenant. Je ne vais pas me ruiner pour un enfant que je ne connais pas, non plus.  Déjà que je lui apporte son cadeau en mains propres alors que j’aurais pu lui envoyer par Chronoporte.

Gaspard : T’as dû chercher longtemps l’idée…

Balthazar : Le pèze, c’est le mal absolu. Hahaha.  Sans compter qu’il aura pas trop d’occas de claquer du fric, ici. C’est plutôt tranquille niveau commerces, apparemment.

Melchior : Non. Regarde, ces lumières, là-bas. Il y a une boutique.

Gaspard : Tiens…  Des néons.  Qu’est-ce qui est écrit ?

Balthazar : Jesus’s native house. Bling bling à donf. Ça manque de cachet. On se croirait à Vegas.

Gaspard : Bon. Apparemment, on est arrivé à bon port.

Melchior : Pourtant, je ne vois pas de port, ici.

Balthazar : C’est une expression, Melki.

Gaspard : Dommage. Parce que le chameau prépare au bateau.

Melchior : C’était une plaisanterie. Obligé de tout expliquer. Quelle misère !

Balthazar : Mais bien sûr, Melki.

Melchior : Descendons et allons donner ça au plus vite. Dès que Dieu aura vu qu’on a réalisé notre bonne action et fait allégeance, on pourra rentrer. Et il me tarde de retrouver mes belles contrées.

Gaspard : Hola, l’ami.  Nous venons adorer Jésus.

Joseph : Yehoshua n’est plus ici.

Gaspard : Ah oui. Bof, c’est pas grave. C’est Jésus qu’on vient voir.

Joseph : Yehoshua et Jésus sont la même personne.

Gaspard : Ah bon ? Il a déjà un nom de scène à son âge ? Vous perdez pas de temps.

Balthazar : Comment ça, plus ici ? On s’est pas tapé toute cette trotte à travers ce terrant pour des prunes, quand même ?

Joseph : Il semblerait.

Balthazar : Mais pourquoi n’est-il plus ici ce mion ? Où est-il d’abord ?

Joseph : Je ne sais pas. Marie est partie avec, après notre dispute.

Gaspard : Mais il ne fallait pas vous disputer. En tout cas, pas avant notre arrivée. Vous vous rendez compte de la distance qu’on a parcouru pour le voir votre fils, hein, espèce d’égoïste ?

Joseph : C’est justement le problème.

Gaspard : Expliquez-vous clairement. Je ne comprends rien.

Joseph : Marie a peut-être serré la main d’un autre homme.

Gaspard : Et ?

Joseph : Dans ce cas là, je ne suis pas le père.

Gaspard : Euh. Je ne vois pas le rapport.

Melchior : Lui, non plus, n’a pas du le voir… Ni l’avoir.

Balthazar : Écoutez. Allez les chercher et rabibochez-vous fissa avec elle pour qu’on puisse vous offrir les cadeaux, faire semblant d’adorer ce mioche et rentrer chez nous.

Joseph : Non. Pas tant qu’on n’aura pas les résultats du test de paternité.

Melchior : Vous êtes bien gentil, Joseph, mais il faudrait que vous y mettiez un peu du vôtre aussi. On ne va pas rester dans ce … ce… coin ad vitam aeternam.  Et, même, pas un jour de plus. Allez faire la paix ! C’est Noël, bon sang !

Gaspard : Votre fils sera plus connu que Justin Bieber, Brigitte Bardot et les Beatles réunis.  Et nettement plus important. Alors, qu’importe les détails techniques.

© V.T.

The Ramones

Jinglebell rock – Arcade fire.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s