L’histoire véridique de l’étrange disparition inexpliquée.

Dans le blizzard,  la mine blafarde, les yeux cernés et l’air hagard, Le douzième coup de minuit approchait, collé au onzième plus fidèlement que son ombre. D’ailleurs, on peut se demander pourquoi il le suivait de si près. On peut se le demander. Ou lui demander. Enfin, si on le retrouve. Parce que c’est bien connu,  la nuit, tous les coups de minuit sont gris. Ou aigris, peut-être ? Être ou ne pas être aigri ; là n’est pas la question.  Donc, dans le blizzard,  la mine blafarde, les yeux cernés et l’air hagard, Le douzième coup de minuit approchait, collé au onzième plus fidèlement que son ombre. D’ailleurs, on peut se demander…

Hum.

 

Donc, pour résumer, dans cette ambiance obscure, Douze, en pleine crise de panurgite aigüe,  n’avait rien de mieux à faire que d’imiter ses onze prédécesseurs en se trimballant du côté de la pendule (1) et ce,  bien qu’il soit crevé. Enfin, pas encore crevé dans le sens où vous le pensez avec votre esprit morbide et mal tourné. Non, non, ne niez pas, je vous ai vu.

 

Le mystère, qui ne manque jamais une occasion de squatter les atmosphères sombres, ténébreuses et pas claires, se pointa et emboita le pas des douze coups de minuit. Blizzarement. Euh. Bizarrement. On peut se demander…

 

Hum.

 

Mais je vous vois un peu embrouillés et ayant du mal à vous débrouiller, voire sur le point de vous brouiller avec ce récit. Alors, je vais vous mettre les points sur les i -ou sur les y si vous êtes allergiques aux i mais pas aux Grecs- et vous récapituler les protagonistes présents (et passés) : douze coups de minuit, le mystère, l’ambiance obscure et la nuit.

 

Maintenant que le décor est planté et qu’il n’a pas encore poussé, accueillons notre héroïne… stupéfiante.

 

Mal aimée, accusée par de vils accusateurs, délateurs, conspirateurs, inspirateurs et aspirateurs de porter malheur, stigmatisée comme Jamais (Norah Jamais) et désespérée d’être si incomprise (2), Deux-mille treize errait à pas prestes sans but mais sans dévier de son trajet, les épaules semblant ployer sous le poids d’un âne mort (3).

Ce fut par cette sombre, obscure, ténébreuse et pas claire nuit venteuse de décembre que  Deux-mille treize disparut.

Changement de vie (4) ? Suicide (5) ? Enlèvement (6) ? Crime crapuleux (7) ? Cette sombre, obscure, ténébreuse et pas claire affaire ne fut jamais élucidée. Lors de l’enquête bâclée, ni le mystère, ni l’ambiance obscure, ni la nuit, ni même les onze premiers coups de minuit ne furent auditionnés. Quant au douzième coup de minuit, il ne fut jamais inquiété alors que…

Bref.

 

(1) « Qui dit oui, qui dit non, qui dit : je vous attends »
(2) Elle qui n’essayait que d’être elle-même et d’apporter aux autres ce qu’elle pouvait. Bon, vous pleurez là, j’espère.
(3) Finalement, en y regardant mieux, c’était un éléphant et non un âne. Ou un mammouth, peut-être.  Bof. Peu importe, de toutes façons, vous n’en connaissiez aucun personnellement.
(4) Pour commercialiser des jeux à gratter et de hasard ? Pour prendre la place de Deux-mille quatorze après l’avoir fait zigouiller par un cartel mexicain de trolls ?
(5) Après avoir lu une interview et le bouquin de Nabilla ? Ou de Bernard-Henri Lévy ?
(6) Par la bande des patibulaires LOLcats ? Ou par la créature de Roswell ? Ou par la Fée Clochette et Peter Pan ?
(7) Non. Je n’ai pas d’idée de crime crapuleux. De toutes manières, je suis allergique aux crimes, meurtres et assassinats. Et, encore plus, quand ils sont crapuleux. Donc, dém… débrouillez-vous et secouez votre imagination qui roupille.
(8) C’était pour voir si vous suiviez toujours. Il est donc temps d’écrire le mot Faim. Fin.

 

 

Pillow book - Vladimir Kush

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5 réponses à “L’histoire véridique de l’étrange disparition inexpliquée.

    • Un avis de recherche. Ou une alerte enlèvement (Deux-mille treize est mineure, après tout). A moins qu’en fin limier, tu mènes l’enquête… du côté de cette sérieuse kill-heures. Si ça se trouve, c’est elle qui a fait le coup avec le chandelier du colonel Moutarde.

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