Perchés sur une silhouette.

 

De loin, cela ressemble à s’y méprendre  à une forêt. Mais en s’approchant, on s’aperçoit que les arbres ont souvent la forme de pylônes, de croix ou de silhouettes tortueuses, végétales, humaines et légèrement cubistes parfois.

 

Perchés sur ce qu’il serait abusif d’appeler des branches, ils s’appelaient à voix haute ou déclamaient en écorchant le silence. Et qu’importe que vous passassiez à ce moment là, ils continuaient sans une hésitation.

 

Transformés en bande, ils se présentent sous les sobriquets de phrases, d’expressions ou de discours.  Les plus solitaires demeurant fièrement à l’écart dans le vent de l’oubli. Peuple hétéroclite aux plumes de colère, de tendresse, d’amour, de haine, d’avenir ou de mille autres teintes parfois mêlées, ils attendent que la mémoire et l’inconscient les rappellent pour prendre leur envol et quitter ces futaies.

 

Alors, promenons-nous dans les bois
Tant que le loup est là

 

Et demandons-lui s’il a vu tes mots sensibles nouvellement posés dans les parages. Même sans lui en faire la liste, il ne pourra pas les confondre avec les lambdas. Parant un blog où ils bousculent les codes pratiquement chaque semaine,  frémissants de créativité, leurs frimousses littéraires et leur sincérité toucheraient plus d’une âme. Mais peut-être qu’un loup est ignare et ignore ce qu’est un blog et des mots.

 

Word of mouth – Jaco Pastorius.

 

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4 réponses à “Perchés sur une silhouette.

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