Par une nuit d’hiver…

P : Tu ne veux quand même pas nous réconcilier ?
A : Si, évidemment.
P : Mais c’est un con.
A :  Un con ?  Pourquoi dis-tu ça ?
P : Parce qu’il a essayé de me tuer.
A : Revois ton dico. Ce que tu viens de définir, c’est un assassin. Con et assassin, ce n’est pas synonyme. Enfin, pas forcément.
P : Vouloir m’ôter la vie, c’est une connerie. Donc, c’est un con.
A : Mh. C’est un peu simpliste comme raisonnement. C’est même à la limite de l’absence de réflexion.
P : Tu me traites de con, là ?
A : Non. Je constate. Et forcément, tu me déçois. Je croyais que tu pensais mieux que ça.
P :  C’est de ta faute.
A : Bien sûr.
P : J’essaye de sauver ma peau.
A : Réflexe normal. Et juste ta peau ? Ou tes os, tes viscères ton sang, ta chair, ton
P : Hé ! Ho ! Tu ne vas pas tout énumérer, non ? De toutes façons, je veux sauver le tout, tant qu’à faire.
A : Pourquoi ?
P : Quelle question idiote !
A : Merci. Ce ne fut pas facile.
P :  Mais tu t’entraines souvent.
A : N’oublie pas que j’ai droit de vie ou de mort sur toi.
P :  Tu me menaces ?
A : Peut-être qu’une camionnette te foncera dessus quand tu iras au marché de Noël ou quand tu marcheras sur le trottoir dans les ténèbres de l’hiver.
P :  Je n’irai pas au marché de Noël. On y trouve que des saloperies et je n’ai pas de flouze.
A :  Oh si ! Tu iras…
P : Non.
A : Ce n’est pas parce que tu as des préjugés ridicules, que tu pourras échapper à ton destin. Donc, tu iras.
P : Mais tu ne pourras jamais l’intégrer dans l’intrigue.  Tu ne pourras

Elle ratura plusieurs lignes et écrivit :  Les ténèbres, lascivement étendues sur la cité, se déchiraient le temps d’une petite éternité,  dans la blêmeur des réverbères et laissaient apparaître, sobrement vêtue d’une élégante tenue, la silhouette distinguée du Marquis de Carabas. Dirigeant ses pas vers le marché de Noël  qu’il apercevait, nimbé dans une surnaturelle lumière, il ne prêta pas grande attention à une camionnette qui fondait impitoyablement vers lui. Dans un jappement confus, on ne  discerna qu’un mot  comme Alla(la) ou Allo (t’as pas de shampooing ?) ou Alu(minium)  lorsque la camionnette

A : T’as eu peur ?
P : Évidemment.
A : Parce que je suis gentille, je te laisse encore quelques chapitres de sursis . Mais réfléchis à ta conduite… Si tu en es capable.

Joy to the world. – Whitney Houston and the Georgia Mass Choir

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8 réponses à “Par une nuit d’hiver…

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