Merlologie.

 

Le merle a, au moins, deux ou trois phrases récurrentes. Récurrentes ne signifie pas qu’elles nettoient, hein. D’ailleurs, je crois que ça n’existe pas des phrases qui nettoient. Dommage,  ce serait pratique. Bref, je m’égare. J’écoutais le chant du merle le soir au fond des bois… Le soir au fond des bois ? Ne dites rien à de Vigny.  Il risque de me poursuivre pour plagiat.  D’autant plus que ce n’était ni le soir, ni au fond des bois que j’oyais le merle. Or, ce serait aberrant d’être condamnée pour plagiat  pour une description qui cocufie le réel. D’autant que le réel n’appréciera probablement pas d’être actéonisé  et me plaquera.  Imaginez les conséquences. Continuez d’imaginer,il en manque encore beaucoup.

N’avez-vous pas l’impression que nous nous éloignons du sujet ? Et vous n’avez pas honte de m’entraîner si loin de mon histoire originelle par votre silence complice ?!

De quoi vous parlais-je ? Ah oui, du langage du merle. Que dites-vous ? Exactement ! J’ignore comment vous avez deviné mais, effectivement, je prépare une licence de merlologie. Je précise que la merlologie ne relève pas de la même discipline que le Merlot. D’ailleurs, la merlologie n’étudie jamais de sujets alcoolisés. Il faut dire qu’il y a peu de bars pour merles. Peut-être est-ce la raison. Bref…

Donc, pour revenir au merle, j’ai établi plusieurs hypothèses que je vais vous exposer puisque je vous vois vibrant de passion pour ce sujet.

Soit ces trilles, ces phrases correspondent à des expressions ou des mots très courants (ce qui ne signifie pas qu’ils courent, ni qu’ils soient électriques. Dommage parce que ce serait bénéfique pour l’écologie).

Soit le merle radote parce qu’il n’a pas grand chose à dire. Peut-être même est-il un peu benêt. Vous acquiescez ? Mauvaises langues, va ! Vous ne le connaissez même pas ce merle. J’aurais honte à votre place.

Troisième hypothèse, il a un Alzheimer éclair et répétitif. Le pauvre. Nonobstant, il faut voir le bon côté : il vit dans un monde de nouveautés permanentes. Quelle chance.

Soit il fait de la pub pour payer sa bouffe et son loyer. Et, dans ce cas, la répétition est incontournable.

Soit il hèle les nuages. Voire, même les morigène. Pourquoi ? Mais pour les faire pleuvoir et récolter une belle moisson de lombrics, voyons ! Que croyez-vous qu’il mangeait ? Du porc ? Des hamburgers ? Des aubergines farcies ? Des Finger ? Rien ? Vous pensiez qu’il était au régime pour rentrer dans son nouveau pantalon ? Vous avez vu ce que vous me faites dire ?

 

 

 

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