Flo nec mergitur.

Comme vous l’avez sans doute remarqué, cela fait un peu plus que « quelques jours »… Et, bien que cela ne soit pas entièrement ma faute, je vous « présente toutes mes confuses » comme disaient les Dupond/t (avec un d et un t). Ce à quoi, vous pouvez me répondre comme le Capitaine Haddock à la légendaire amabilité : « que voulez-vous que j’en fasse de vos confuses ?  » (ou quelque-chose du genre). Mais je ne veux pas vous piquer votre répartie ou l’influencer, donc, je me tais et laisse place à cette première partie (avec la neige initialement promise) à laquelle succèdera bientôt une seconde partie déjà écrite. Faute de temps, je la poste directe de première écriture. Donc, c’est un peu comme si vous regardiez par-dessus mon épaule pendant que j’écris. Rho ! Arrêtez de regarder, vous me déconcentrez !

 
Par delà les nuages, les plaines, les montagnes et les toits, existait un monde inconnu,  attirant et probablement dangereux, Florian en avait l’intuition et même la certitude. Certes, le vertige de ce saut dans le vide et vers la mort l’enivrait follement car telle était sa condition tragiquement sublime de flocon de neige. Et puis, il partagerait cela avec Flora qui avait toujours été pour lui le flocon de sa vie, indubitablement. Des doutes avaient peut-être jadis rampé dans ses pensées et s’y étaient même nichés quelques temps mais il les avaient boutés à grands coups de foi indestructible. De sorte que les doutes n’avaient trouvés aucune fissure dans son coeur pour y pénétrer de nouveau et pouvoir grimper jusqu’à son esprit.

Floris lui manquerait aussi. Et cruellement, même. Après tout, ils étaient amis d’enfance et complices d’âmes. Autant dire, qu’ils avaient des liens extrêmement forts.
Nonobstant, l’attraction pour cet inconnu eldorado fantasmé submergeait tout sur son passage. A l’aune de son désir de découverte et à la conviction prophétique qu’il avait dans sa destinée, l’amour et l’amitié étaient lilliputiens.

Alors, il fit ses adieux, l’âme hantée par la douleur et le chagrin qu’il avait lu dans le regard de Flora et dans les mots d’encouragement de Floris. Mais si vives que furent ses émotions, elles s’avérèrent encore plus fugaces que le bonheur ou une giboulée d’avril, et la joie le happa puis le confina dans un égoïsme barricadé.

Des jours passèrent sur les vies affligées de Floris et de Flora et le tourment, toujours ,taraudait leurs âmes jusque dans leurs rêves devenus monochromes. Puis, une nuit vint le grand saut pour Flora et Floris.

 

A suivre.

 

 

 

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2 réponses à “Flo nec mergitur.

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